ROCKENFOLIE

Groupe : Classic and Troubles
Genre : Rock / Pop
Album : Another Day
Titres : Loony soon - She's a Sinner - Another Day - Johnny' on Roaming - Tell Me Who Is Gonna Lie - Out Of You - Time Is Coming - Everybody's Got A ay - Burning Out.

Chroniques :
"Another Day" est le quatrième album de Classic And Troubles, trio souvent comparé à Dr Feelgood. Alors que leur précédent album "Walk Away" virait à l'électro-rock, "Another Day" revient au rock en mettant une dose de pop, pour créer des mélodies attachantes sur une base simple à savoir, guitare, basse, batterie. On peut d'ailleurs reconnaître certains clins d'oeil à la pop anglaise et notamment aux Beatles. Le groupe, soucieux de proposer un album différent des autres, apporte aussi quelques nouveautés avec la présence de nombreux choeurs et du violon.

Label : BRM / Nocturne
Myspace : http://www.myspace.com/classicandtroubles


Guillaume Rédacteur Rockenfolie


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Le rock n'est pas mort ! A toi de le faire vivre !!

 

CLASSIC & TROUBLES : UN POWER TRIO MADE IN RHÔNE-ALPES
Dans la série « les groupes d’ici qu’on aime bien » , voici les Classic & Troubles qui ont superbement assuré l’ouverture du concert de Neil Young le mercredi 25 juin à la Halle Tony Garnier de Lyon.

Les Classic and Troubles sont nés en l’an 2000, au moment où s’achevait le XXe siècle qui aura vu la naissance du rock’n'roll. Depuis, ils ont particulièrement bien servi cette musique, avec plus de 600 concerts pied au plancher en 8 ans.

Le groupe est né quelque part Saint-Etienne, Chambéry et Bourg-en-Bresse, bref en Rhône-Alpes. Et il a choisi d’emblée la dimension du trio (guitare/basse/batterie), celle qui a fait la légende du rock : de Jimi Hendrix à Nirvana, en passant par Cream et The Police, sans oublier ZZ Top ou Motorhead.


L’expression de Power Trio leur convient tout particulièrement, tant ils savent dégager une énergie à la fois brute et maîtrisée, avec des accélérations fulgurantes qui embarquent les spectateurs, telle une virée improvisée sur la mythique Route 66.

Tout comme chez les Ramones ou les Wampas, les membres de Classic & Troubles ont le même patronyme: Classic Jaja (guitare/chant), Classic David (batterie/chœurs) et Classic Fab (basse/chœurs).

Les influences de Classic & Troubles sont à chercher du côté du pub-rock, teinté de blues, avec des groupes typically british comme Doctor Feelgood, les Inmates ou les Nine Below Zero. Mais AC-DC n’est parfois pas très loin non plus.

Ils ont déjà publié 3 albums :

“On the phone” (2002)
“Deadly games” (2004)
“Walk Away” (2007)

ZIC A ZIC -
On se serait largement contenté d’un troisième album dans la lignée pub-rock de ses deux prédécesseurs mais chez Classic And Troubles, on fait rarement deux fois la même chose ! Alors forcément, Walk Away franchit une fois encore un pas et se démarque un poil de l’héritage de Dr Feelgood et des Inmates pour parfaire une évolution ancrée en plein cœur du troisième millénaire…Pour le trio basé en région Rhône-Alpes, la route sort très largement du triangle d’or tracé entre Saint Etienne, Chambéry et Bourg en Bresse et a conduit le groupe un peu partout pour plus de six centaines de concerts, dont certains ont laissé des traces indélébiles dans les mémoires et dans la chair, et c’est forts d’une énergie renouvelée que Jaja (guitare et chant), Dave (batterie) et Fab (basse) ont refait le plein du minibus pour s’engager dans une tournée qui les conduira jusqu’en Belgique avec une halte presque inattendue au Printemps de Bourges où ils pourront féter dignement la sortie de leur nouvelle tartine de rock bien péchue ! Il faut dire qu’ils se sont donnés les moyens de la faire…
En renouvelant la confiance déjà accordée à Michel Turco pour l’enregistrement de Deadly Game, Classic And Troubles a voulu prouver qu’il avait trouvé le son qui lui colle au plus juste à la peau mais a toutefois laissé la porte ouverte aux nouvelles expériences et c’est avec l’apport de claviers et de machines que Walk Away a vu le jour non pas dans la douleur mais bel et bien dans le calme tout relatif qui laisse augurer de la plus violente des tempêtes ! Un coup de mastering à New York pour se faire un ultime plaisir et voilà le travail, tout chaud bouillant sorti des presses, une véritable tuerie où le rock vient donner du cachet à un gros blues très prèsent et où on se prend en pleine face des relents venus en vrac de chez Lee Brilleaux ou de chez les frêres Gibbons mais aussi, et c’est bien là ce qui fait tout son charme, de chez le père Lemmy de Motôrhead…Exit les petits emprunts faits à AC/DC sur le précédent volet et direction en plein vers le deep south avec un lot de craqueries ultimes telles que “Devil Song” , “Idle Talk”, “Crack Me Up” ou “70's Beat” qui ne manqueront pas de réconcilier Classic And Troubles avec ceux qui avaient émis des réserves, soit dit en passant pas toujours très justifiées à posteriori, lors de la sortie de Deadly Game et de conforter ceux qui étaient certains que le power trio le plus exotique des rives du Rhône était loin, mais alors très loin d’avoir dit son dernier mot ! La recette réunissant guitare/voix, basse et batterie a du bon, mais quand on lui laisse prendre du volume, elle en ressort avec encore plus de saveur…Classic And Troubles le prouve, et de très belle manière en plus, et devient par la même occasion le groupe à suivre de très près ce printemps ! FRED DELFORGE

CAFZIC -
Excellent formation rock’n’roll… CLASSIC AND TROUBLES, j’avais découvert via Deadly Games leur second album. L’évolution me parait importante, toujours aussi rock’n’roll mais avec un côté pop bien plus prononcé et donc des mélodies qui s’affinent même si la guitare reste un élément centrale. “Devil song” et “Crack me up” vont bien plus loin, le groupe varie ses ambiances, l’ensemble est plus profond, plus intéressant, on oublie plus volontiers la comparaison INMATES & FEELGOOD. Un peu comme les KING SIZE, CLASSIC AND TROUBLES s’ouvre a des courants musicaux plus conséquents, prend du coffre, des petits bidouillages sont présents par ici par là. Après ne vous méprenez pas, je n’ai pas dit que le groupe avait renié la formule initiale, “Long time”, “Squeezed” le prouvent, simplement sur de nombreux morceaux il l’a améliorée. Je vais le ranger à côté du RADIO BIRDMAN et des autres disques forts en teneur de houblon, il le mérite bien… Superbe présentation tout de rouge vêtue ça le rend encore plus intéressant.

FANCH -
Sorti en avril dernier, « Walk away » est le troisième album des bouillonnants CLASSIC AND TROUBLES. Et à l'écoute des 13 titres de la galette, on se dit que ces trois-là ont été nourris de bien bonnes choses. Un petit détail néanmoins : leur musique n'a rien de classique ! Méfiez-vous des apparences…
Certes, on se doute que de nombreux albums de Rock Sudiste, de Blues-Rock et de Rock style Stooges ou Ramones ont du tourner en boucle sur leurs platines. Mais de ces influences, CLASSIS AND TROUBLES a su se forger une identité propre et un son qui ne ressemble qu'à lui. Résolument européen dans le mixe, on détecte également des consonances anglaises surtout, et américaines bien sûr.
Jaja, David et Fab, tous trois affublés du patronyme « Classic » (Ramones, es-tu là ?), n'y vont pas par quatre chemins : énergie et détermination caractérisent cet opus digne des meilleures productions actuelles. La puissance de la formule trio n'y est pas non plus pour rien, et apporte fluidité et finesse à un ensemble bien huilé.

CLASSIC AND TROUBLES et son « Walk away » sortent des sentiers battus, et l'étiquette « Classic Rock » devrait facilement et tout naturellement se décoller très vite.

FORCES PARRALLÈLES -
Et de trois ! Encore une marche gravie avec allégresse et sans difficultés, du moins en apparence, vers l’essence la plus pure et la plus puissante du rock, dans un filon de blues distillé terriblement saignant et efficace. Sans rien renier de leur origine, en utilisant habilement les centaines de concerts qui leur ont permis de rôder sans relâche leurs meilleurs tours, les trois larrons de Classic & Troubles prennent une autre dimension en se hissant largement au niveau de leurs aînés, que ce soit Little Bob, Dr Feelgood ou ZZ Top (le versant sudiste est accentué ici), tout en définissant un son énorme qui n’a de merci à dire à personne.
Avant d’aller plus loin, on va éliminer l’ennuyeuse question des références et des ressemblances : construire un triangle avec pour sommets Franz Ferdinand, Doctor Feelgood et les Stranglers (ceux d’aujourd’hui, avec leur pêche du tonnerre de Zeus). Placer le fulgurant trio Classic & Troubles au centre exact de ce triangle, que vous pouvez à présent détruire en shootant dedans avec force. Les « Classics » sont toujours là, et ça baigne !
Le groupe est retourné au même studio de Saint-Etienne où ils avaient enregistré « Deadly Games ». Ils ont pris tout leur temps, patience et sérénité, pour concentrer leur énergie phénoménale, la canaliser dans une direction qui respecte l’évidente musicalité des compositions et souligner cette dernière par l’introduction dès le troisième morceau de quelques lignes de claviers souvent discrètes, toujours astucieuses et efficaces. C’est l’apport de Michel Turco, avec une cohérence parfaite, puisque c’est lui qui a enregistré et mixé l’album.
L’impression de densité ne se démentit jamais du premier au dernier titre (il y en a 13, pour une durée totale de 42 minutes sans une once de déchet), pas celle du béton sur lequel on se fracasse, plutôt la densité du granit le plus épais, avec ses arêtes tranchantes et ses grains de mica ou de quartz qui brillent de mille éclats violents. La rythmique vous prend aux tripes pour ne plus jamais vous lâcher, c’est une roche métamorphique absolument inébranlable, elle est tellement bien structurée et efficace qu’elle ne tarde pas à atteindre le cerveau, première surprise, cette musique parle aussi bien à la tête qu’au ventre.
Jubilatoire, c’est le mot, même si l’ambiance et les thèmes peuvent s’avérer sombres, car les incessantes pelletées de riffs tranchants et de chorus saignants que nous assène Christophe Jardon et qui bondissent pour construire chaque morceau avec une facilité déconcertante sonnent plutôt joyeusement. La voix de ce même Christophe atteint une belle maturité, elle accroche chaque phrase avec hargne, domine constamment les débats, mais en souplesse et l’on n'a vraiment plus besoin de la comparer à celle du regretté Lee Brilleaux ou d’un certain Robert Piazza. Il a vraiment tout compris des accents rocailleux du blues (l’imagerie de la fumée et de l’alcool) et n’a rien à envier aux Anglo-saxons les plus costauds. Le son est énorme, parfaitement équilibré, tout le monde y trouve son compte et le mur de guitares impressionnant n’est jamais écrasant. Je n’ai pas parlé des harmonies vocales car il n’y a rien à en dire : elles sont simples, efficaces et parfaites.
Peu de vrais solos de guitare, on en trouvera tout de même quatre ou cinq, certains très brefs mais incisifs, mettant dans le mille à chaque fois. Toutes mes excuses, je reviens sur les références, désolé, c’est plus facile pour tenter d’expliquer, même si ce sera forcément approximatif : un jeu plus à la Keith Richards (« In my Head »), et la fulgurance des solos dans un style proche des fulgurances de Jimmy Page dans les premiers rocks de Led Zeppelin (ou encore un écho de « Presence » dans la moelle, par exemple sur « 70’s Beat », comme par hasard …).
Une pleine brouette de hits potentiels, de grande valeur, capables s’ils en ont l’opportunité de franchir non seulement la Manche, mais aussi carrément l’Atlantique, à mon humble avis : d’abord le morceau éponyme, un « Walk away » très dansant, suivi de près par un « Idle Talk » époustouflant, avec un arrière-plan magique, un solo définitif et un refrain d’enfer. D’ailleurs, rien n’est à écarter, même « The Bill », à peine plus de deux minutes, contient de la joncaille de qualité. Je décernerai la palme à « Crack Me up », guitares écorchées sur une draperie discrète de synthé, un solo tortueux à souhait et une conclusion orientalisante, à peine, mais assez pour penser à un certain « Kashmir », sans exagérer.
Franchement, cet album mérite un cinq, mais je suis tellement conquis et intéressé par cette évolution simple et directe que j’ai déjà envie de connaître la suite et ils sont probablement encore capables de faire mieux, si c’est possible !

LE BRISE GLACE -
Guitare, basse, batterie, la formule prend aux tripes. Exemple même du power trio, Classic & Troubles revendique un son rock’n’roll intemporel avec un compteur kilométrique à faire pâlir les tours bus des tondus et chevelus du moment. Elevée au grain par tout ce qui a fait suinter les pubs anglais durant les années 70, la formule sonore a pris pour habitude de chauffer à blanc son audience jusqu’au dernier souffle de vie de celle-ci. Du « classic rock » haut en couleur qui a suffisamment fait ses preuves pour s’inscrire comme l’une des meilleures choses que le rock’n’roll hexagonal ait à se mettre sous la dent.

LE PLAN
Tout en sillonnant les chemins de Jimi Hendrix de ZZ Top ou encore de Police, les Classic & Troubles restent fidèles au rock des racines et perpétuent avec talent le style pub-rock des groupes comme Dr Feelgood. Le power trio atteind avec allégresse et sans difficulté l’essence la plus pure du rock, dans un filon de blues distillé terriblement saignant et savoureusement efficace.

MAGIC BOX -
Bourg en Bresse serait elle en train de devenir la nouvelle Capitale du Blues Rock tel que l’ont imaginé dans les années 60 les Rolling Stones, Eric Clapton ou Jeff Beck !
Porté par l’énergie des Ten Years After ou de Little Bob dans les années 70, le style a survécu, voyant même surgir des ramifications sudistes (ZZ Top…).
Dans les années 2000, on peut encore citer les Black Crowes, les White Stripes ou encore les Classic and Troubles, power trio descendu des montagnes alpines françaises, et fan, sans nul doute de tos les groupes sus-cités !
Walk Away, leur troisieme album, (je ne connais pas les 2 premiers, je l’avoue), offre 13 titres aux compositions carrées, à l’énergie maîtrisée. Si des titres comme Devil Song rendent honneur au genre bientot cinquantenaire, d’autres titres plus poussifs (Single man) ont bien du mal à contenir l’attention initialement captée.
Heureusement, tout repart de plus belle avec l’entêtant et bien nommé In my head avant de nous dresse une addition bien salée (The Bill).
Mention spéciale à The Dévotion, qui nous offrent quelques chœurs revanchards et un rythme classique parmi les « Classics » !
On dit que Classic and Troubles aurait déjà dépassé les 600 concerts, et nos frontières. C’est très certainement ce qui donne tant de vie à cette musique « live » fabriquée pour la scène et pour les Pubs dans lesquels la bière coule à flots dans les gosiers des bikers barbus !
Walk Away sent la transpiration, l’huile chaude de Harley et la Budweiser !
Classic & Troubles redonne des lettres de noblesse à un genre toujours sous-estimé.Hear my devil song, it’s a groan from Hell !

WIL RECORDS -
Troisième album pour ce trio Lyonnais qui aborde le rock’n’roll avec une grande sincérité et cela se ressent. Les influences 70’s sont omniprésentes. Très inspiré Radio Birdman sur « 70’s Beat » par exemple. Avec au chant un accent d’origine on aurait pu s’y croire. Mais ce titre est un clin d’œil sur un album plus moderne dans son ensemble. Ce groupe ne s’enferme pas dans le passé glorieux des papis et essaye d’avancer. Cela se ressent dans la construction de cet album. Il y a beaucoup d’horizon et de couleurs abordées, les arrangements sont riches, les influences d’une grande variété. Les chansons sont variées et l’écoute de l’album est donc agréable. Les mélodies sont très efficaces. Ce qui donne une âme unique à chaque chanson. Walk Away s’amuse avec les époques et les épices pour fabriquer un disque vraiment réussi. (Chris)